RESERVE DEPARTEMENTALE ORNITHOLOGIQUE ET BOTANIQUE

Ce samedi 27 juin 2015, 62 adhérents des Amis du Parc, séparés en 2 groupes, découvraient la réserve Départementale Ornithologique et Botanique de Villars les Dombes créée par Jean Saint Cyr en 1977.

Patrick CHEVRET (gardien de la réserve), René DUMAS (Amis du Parc) Marcelle SEVE (Amis du Parc) et Minou SEVE (Président Amis du Parc) ont été nos guides.

 

Parmi tous les sujets abordés lors de la découverte de cette réserve, nous parlerons en particulier de la carpe. C’est le poisson le plus représentatif et emblématique de la Dombes. Elle ne craint pas le manque d’oxygène, et se nourrit de zooplancton.

Elle est parfaitement adaptée à ces eaux peu profondes, ou en fouissant dans la vase, elle libère de petits vers, qui participent au nourrissage des autres poissons.

 Patrick CHEVRET nous apprend qu’une « feuille » représente une petite carpe de 1an pesant 20 à 50 g, qui deviendra « panot », pour sa deuxième année, avec un poids de 150 à 300g.

   (voir vidéo petite pêche)

A sa 3ème année, sa taille sera commercialisable.          

Côté culinaire, les carpes moyennes (entre 1,2kg et 3kg) finiront en filets, et les plus grosses seront dédiée à la préparation de rillettes.

 Des espèces  nobles, comme le brochet, le sandre, vivent aussi dans ces eaux calmes.

Ce dernier est fragile, et demande une eau aérée, riche en oxygène ; c’est le rôle de l’aérateur (appareil créant des remous)

 Côté prédation, le cormoran, oiseau protégé, est redoutable pour ces poissons, qu’il  peut blesser, stresser lors de ses chasses.

Son agilité et son aisance à se mouvoir dans le milieu aquatique, lui fait engloutir 300 à 400g de poissons par jour.

 Pour parer ces attaques, les bancs de poissons se sentant menacés, se réfugient vivement sous des abris, posés par les gardiens de la réserve. Une autre solution mise en œuvre pour éloigner le cormoran, consiste à faire diffuser des cris d’orque épaulard, par un appareil immergé.

En effet, ce cétacé représente le seul prédateur capable d’effrayer le cormoran.

Nous abordons la fin de notre visite ; une prairie humide bordée par un étang, colonisée par des mouettes rieuses irascibles. Celles-ci ne supportent pas la présence de certaines espèces d’oiseaux sur leur territoire, comme la cigogne, et les agressent jusqu’à la fuite des intrus.

L’échasse, les canards sont des hôtes acceptés, et bénéficient de la protection de ces mouettes.

Nous observons à la lunette d’approche, un couple d’hérons pourprés. Ce très bel oiseau, rare dans nos contrées, est le plus coloré des hérons. C’est un grand échassier migrateur.

 Ce circuit instructif dans la réserve, nous dévoile un milieu sauvage, façonné par l’homme. L’écosystème fragile est préservé par le travail des gardiens, qui contribuent à maintenir un équilibre, dans ce milieu aquatique, si particulier.

  MILKO Florence